L’alcool de tristesse dans ses yeux.
Mes larmes dans la voix, au cou et sous ses lunettes embuees, il montre le courrier d’la Prefecture lui indiquant qu’il a trente heures pour quitter le sol francais. Son pays, il ne va jamais y revenir. Dans le pays, bien ce qui l’attends c’est la prison. Une rapide cellule humide, un rayon de vue qui s’invite souvent, la-haut, et qui vient chatouiller les barreaux de la petite fenetre. Petite fenetre qui de moment en a autre, accueille un visage desole, le regard au loin. Un visage qui aspire le dehors et une petite fenetre qui n’est pas assez grande concernant rafraichir le visage de l’homme. Legerement de vent, de vue et de sel, c’est bien votre qu’il exige. Neanmoins, votre toute petite fenetre peine a lui offrir et elle en est desolee.
J’essuie les larmes de l’homme, je lui susurre a l’oreille les quelques mots en arabe que je connais. Ma langue, qui prononce ces mots, fera des vagues et invite un brin d’la mer et des personnes de la-bas. Lorsqu’il entend ces plusieurs mots maladroits, il s’effondre davantage et j’ai alors en face de moi le petit garcon qui passait ces dimanches au soleil, i propos des routes de pierres effritees, avec ses amis et de temps a autre, 1 ballon, un velo d’ailleurs beaucoup de reves surtout.
Je ne peux rien faire pour lui, je lui dis d’aller voir une assistante sociale, 1 avocat. L’ensemble de ces gens qui sont la et qui essaient tant bien que en gali?re d’executer une activite qui s’essouffle jour apres jour. Parce que le gouvernement vient tailler, couper et rapiecer la moindre brindille, la moindre herbe folle, sous nos pieds de tous ces internautes qui ne demandent qu’une chose : aider des autres et avoir les moyens de le faire.
Je ne peux pas grand chose Realiser pour lui et ca m’empeche de respirer, alors je m’en vais sans dire un mot. J’ai jamais trop aime nos adieux. Je lui aurai bien propose d’aller dormir avec moi au paradis blanc, mais Michel Berger, ne nous a meilleurs sites de rencontres pour handicapГ©s pas vraiment indique ou ce qui se trouvait.
Je reprends la conversation avec faire mes amies, il faut dans un autre bar. J’suis desolee. Deux jours apres je pense i nouveau a toi. J’ecris i mon sens mais aussi un peu pour toi, je crois. Je te souhaite de pouvoir revenir dans ton pays, un jour. Homme libre un jour tu le seras, en attendant, repense a ces quelques mots que j’ai prononces. Tu les entends ? Oui, alors tu vois, ils sentent votre que tu connaissais d’avant. Et que tu retrouveras.
J’ecris aussi Afin de toi.
Dans le train qui me mene au boulot. Tu t’assieds a cote de moi, tu fumes une cigarette. Et tout un chacun s’eloigne de toi. Les individus reculent d’un siege, d’une rangee. Tu me regardes fixement, tu attends que je parte, c’est sans doute plus facile d’avoir le regard rives dans votre fauteuil vide. Je ne partirai nullement, je crois que tu me fais quelque peu peur, comme tout un chacun. Mais j’essaie de lutter. On nous a appris a avoir peur de tout ce qui sortait un brin des clous, de tous ceux qui ne faisait pas semblant d’etre un tantinet parti en vrille, un jour ou l’autre. Tu vois que je ne vais nullement et tu te sens legerement rassure. Tu en avais tellement assez d’etre seul. Tes yeux se ferment legerement plus, tu t’enfonces un peu plus au fauteuil. Le train demarre. Ta tronche vacille de droite a gauche, tu commences a t’endormir. Ta main droite, gonflee et pleine de bandages, essaie d’enfiler ta capuche sur ta tete. Elle peine. Tu renonces. Ta cigarette se consume toute seule, tu t’es profondement endormi. Je te regarde. Tu es beau, avec ta peau mate et tes cheveux noirs. Tu portes un jogging et un sweat rouge. Ca fera ressortir Notre chaleur de ta peau, je chope. Tu as en general des origines turques, syriennes, afghanes, qu’en sais-je mais tu es beau, je ressemble i votre prince quelque peu fatigue de toujours faire semblant de regner sur quelque chose. Ta main devient plus molle, elle va bientot la lacher votre cigarette. Je la retire delicatement de ta main, Afin de ne pas te reveiller et je viens l’eteindre partout. Mes autres ne nous regardent gui?re, pourtant on reste beau l’integralite des deux, un peu perdus dans ce train qui nous emmene on ne sait ou, mais surement pas la ou on a besoin d’aller en tout cas. Di?s que je te prends la cigarette, ta peau se reveille, tes yeux s’ouvrent un peu. J’ai peur que tu t’enerves. Mais tu es trop fatiguee pour ce qui et ta main se referme et se met alors dans ta poche. Tu essaies encore de mettre ta capuche. Je ne sais gui?re votre que tu as bu ou retourne, mais ca te fait des yeux bien plus noirs. Ca me fait un tantinet peur, on dirait une pierre froide. J’attends que tu abandonnes la lutte avec ta capuche, que tu te rendormes un peu. Douce perfusion d’alcool. Il me donne un avantage. Je pourrais prendre ta capuche et J’ai tirer sur ta tete sans que tu m’en veuilles, que tu me trouves bizarre ou que tu me rejettes. Tu rouvres un brin le regard et je te souris. Tu les refermes puis tu poses ta tete concernant mon epaule. Tes habits sentent la cigarette. Cette odeur me rassure et m’est familiere. Elle me rappelle aussi que je dois arreter de fumer. Certaines gens nous regardent, elles ne comprennent pas. Comme s’il fallait toujours chercher a comprendre, a gratter, a mettre dans des cases, a fixer des barrieres, qui de toute maniere, s’envoleront a J’ai moindre tempete.